
Par Mathilde Foucher • 10 avril 2026 • 6 min
Le nouveau logo de Gaumont
Quand une marque historique change de visage, chaque détail compte.
Gaumont vient de dévoiler sa nouvelle identité visuelle. J’ai regardé ça avec curiosité, et j’ai quelques réflexions à partager.
Pour ceux qui ne connaissent pas bien l’histoire de la marque : Gaumont, c’est l’une des plus vieilles maisons de cinéma du monde, fondée en 1895. Depuis le début, son symbole est une marguerite, choisie par le fondateur en hommage à sa mère, Marguerite.
Moderniser sans effacer
Refaire ce genre de logo, c’est un exercice difficile. Le brief de départ est logique : moderniser une identité qui date, la rendre plus lisible sur les écrans d’aujourd’hui, sans perdre ce qui fait la force de la marque depuis 130 ans.
Quand une marque possède un patrimoine aussi fort, le danger est double. Si elle change trop peu, personne ne comprend l’intérêt du rebranding. Si elle change trop, elle risque de perdre ce que les gens reconnaissaient d’elle.
Ce qui m’a surprise
À l’écran, ça m’a un peu surpris. Quand j’ai vu le logo pour la première fois, mon premier réflexe a été de penser à Google. Le G blanc sur fond rouge, la forme ronde, la centralité du signe : l’association est rapide.
Ce n’est pas forcément rédhibitoire, mais c’est quelque chose que j’aurais aimé voir traité différemment. Un logo peut être simple, mais il doit rester suffisamment singulier pour ne pas provoquer une comparaison immédiate avec une autre marque très installée.
Plus une marque est connue, plus le moindre signe graphique porte une responsabilité.
Ce qui fonctionne quand même
Ce qui reste intéressant, c’est la démarche globale. Un rebranding ne vaut rien s’il n’est pas raconté, et là, Gaumont l’a bien compris. La marque ne se contente pas de montrer un nouveau symbole : elle remet son histoire, son héritage et son ambition au centre du discours.
Ce qu’on retient chez Catherine
Au final, moderniser une marque aussi historique que Gaumont, c’est forcément délicat. Les réactions seront toujours partagées, surtout quand l’identité est aussi ancrée dans les esprits.
Mais c’est justement ce qui rend le sujet intéressant : un rebranding ne doit pas seulement être plus moderne. Il doit être plus juste. Plus aligné avec ce que la marque veut devenir, tout en restant fidèle à ce qui la rend reconnaissable.